Elections fédérales : renversons la majorité !

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Je suis certes candidate au Conseil administratif de la Ville de Genève en 2020, mais la priorité immédiate pour moi ce sont les résultats des élections fédérales. C’est une échéance politique qui aura d’évidentes conséquences sur la marge de manœuvre du futur exécutif de la Ville. La législature qui s’achève a montré les limites de la majorité UDC-PLR au Conseil national. Ces deux partis n’ont eu de cesse de s’en prendre aux acquis sociaux. Et leur subordination aux lobbies économiques sous la Coupole les a conduits à prendre des décisions dans l’intérêt d’un petit nombre plutôt que de la majorité. La question des primes-maladie pour l’assurance de base en est une bonne illustration. Alors qu’une proportion toujours plus importante des ménages suisses peine à assumer les coûts de l’assurance obligatoire, la majorité UDC-PLR a préféré faire la sourde oreille plutôt que de s’attaquer à des réformes courageuses.

Nous devons renverser la majorité, parce que c’est le seul moyen de pouvoir appliquer une politique, qui tienne compte de l’intérêt de toutes et tous plutôt que d’une minorité privilégiée. De plus, si ce sont principalement les communes et les cantons qui assument les coûts de la solidarité en Suisse, les décisions concernant la politique sociale se prennent à Berne. Le vieillissement de la population et ses conséquences sur les dépenses en matière de santé et de social va également lourdement peser dans le porte-monnaie des ménages si nous ne faisons rien. C’est d’ailleurs précisément ce qu’écrivait le Conseil fédéral en 2016 dans un rapport intitulé «Perspectives à long terme des finances publiques en Suisse».

Le pouvoir d’achat des Suissesses et des Suisses ces prochaines années dépend directement du résultat des élections fédérales. C’est pourquoi le Parti socialiste défend un programme ambitieux de redistribution des richesses, redistribution totalement absente de la législature qui se termine. Alors que la Confédération se noie dans les bénéfices année après année, la seule réponse de la majorité actuelle aura été d’injecter cet argent dans la réduction de la dette. Dette qui au passage ne coûte plus rien. Mon parti propose d’allouer ces montants pour la formation et la transition écologique, ce d’autant plus que de nombreux économistes estiment que le moment est venu pour une politique de relance budgétaire. Faute d’une majorité différente, notre pays n’investira pas pour l’avenir.

Alors même que les finances fédérales se portent parfaitement bien, l’Assemblée fédérale persiste et signe avec des programmes d’économies absurdes. Le budget 2020 de la Confédération affiche un bonni de 600 millions de francs! Cet argent devrait servir à renforcer les prestations complémentaires AVS et AI, ainsi qu'à augmenter les subsides pour les primes-maladie. Ce d’autant plus lorsque les résultats annuels se chiffrent en plusieurs milliards de bénéfices. La logique visant à transférer toujours davantage de charges sur les cantons et les communes doit être renversée. La Confédération a les compétences pour améliorer de façon significative le niveau de vie de nos concitoyennes et concitoyens. Nous ne devons pas laisser passer cette occasion d’influencer la politique fédérale.

Les villes doivent être mieux soutenues par la Confédération, parce qu’elles assument principalement les conséquences des choix de société qui sont réalisés par l’Assemblée fédérale. La centralisation de notre pays vers les centres urbains génère des nuisances qui, systématiquement, doivent être prises en charge par les villes et les cantons. Et pendant ce temps, la seule politique de la Confédération, c’est de continuer à transférer des charges aux cantons et aux communes! Cette situation n’a que trop duré.

En tant que candidate au Conseil administratif de la Ville de Genève, je me dois de m’intéresser aux décisions prises sous la Coupole. C’est la raison pour laquelle je vous invite toutes et tous à vous rendre aux urnes pour donner au futur exécutif de notre belle ville la marge de manœuvre nécessaire pour améliorer notre qualité de vie et répondre aux besoins de la population. Nous ne devons pas baisser les bras. La politique est avant tout une affaire de choix. Pour une société plus juste, renversons la majorité le 20 octobre prochain ! Votons pour le Parti socialiste !

Lien permanent 4 commentaires

Commentaires

  • Une société plus juste qui vide les caisses fini toujours par être injuste parce qu'elle n'a plus les moyens de sa politique. Trouvez un pays socialiste qui n'est pas endetté jusqu'au coup. La Suisse fait figure d'exemple de bonne gestion parce qu'elle est gérée par la droite.
    Je sais que ce commentaire ne passera pas mais au moins vous l'aurez lu.

  • Merci pour votre respect de la liberté d'expression. Contrairement à d'autres blogueurs pourtant élus vous "passer" aussi les commentaires "défavorables". Rien que pour ça vous méritez d'être élue.

  • Vous parlez des primes des assurances maladies mais qui a instaurer la LaMal ? Dreifuss !! Cette usurpatrice (elle a pris la place de Matthey qui a été élu démocratiquement au CF et qui a eu l'interdiction du PS d'accepter la place qui lui revenait (Bravo pour le respect de la démocratie !) avait promis, juré devant les caméras de la RTS que, si nous acceptions la LaMal, les primes n'augmenteraient plus et que certaines devaient baisser !! Les mensonges socialos ne sont plus à prouver ! Le parti des fonctionnaires devient ridicule !

  • Tiens, lorsque l'on écrit des vérités sur le PS cela ne plaît pas aux irréductibles et le message ne passe pas ! Il est vrai que c'est très difficile de reconnaître ses erreurs !

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